Lettre à ma pire ennemie .

Il ne me reste donc plus qu'à t'indiquer la marche à suivre avec lui puisqu'apparemment tu as pris ma place.

Ne lui parle trop, du moins pas trop souvent, il aime conserver un certain mystère tu sais . Évite de tout vouloir gérer, laisse lui de la liberté surtout, ne le bride pas, sans quoi tu le perdra . Il est inutile que tu attendes de lui de grandes phrases romantiques, du moins les premiers temps. Il est un être qui vit & non qui pense, il te balancera donc, de magnifiques phrases toutes plus romantique les unes que les autres sans même s'en rendre compte , sans même y réfléchir, et c'est - évidemment -ce qui te fera encore plus craquer pour lui . Il aime les musiques douces, avec des paroles censées qu'il s'amuse à chanter à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit mais adore également les chansons rythmées qui ne manqueront pas de le rendre plus que joyeux . Il aime se réveiller en douceur, par de petits bisous sur les joues ou le front . Il boit du lait & des céréales au petit déjeuner, il prend rarement du café & adore la brioche sucrée . Il est très friand de pizzas, de gâteaux au chocolat mais n'en abuse jamais . Il a besoin de regarder le temps de cuisson d'un aliment sur l'emballage avant de le faire chauffer, sa le rassure, alors laisse le bien faire . Il aime sortir, aller au grand air sans raison particulière . Il aime également s'assoir sur les berges du Rhône l'après-midi ou le soir entre amis . Il ne boit pas beaucoup en soirée, il préfère de loin fumer, car il trouve cela "plus convivial" . Il danse volontiers si tu lui proposes, tu auras occasionnellement droit à un slow, juste comme cela, pour la beauté de l'action . Il ne faut pas trop le coller en soirée, il aime être indépendant, vaguer à droite à gauche, parler à tout le monde, mais il reviendra & te prendra la main, quoi qu'il arrive . Il se couche dans les derniers en soirée, il préfère profiter que dormir, prépare toi donc à partager de longues soirées avec ses amis . Il ne se lève jamais avant 11h le week-end & déteste devoir mettre un réveil . Il oublie souvent son téléphone dans sa chambre & ne répondra donc parfois pas pendant plus d'une heure . Il efface régulièrement tous les SMS de sa boîte de réception sans quoi son portable devient plus lent, ce qui a le dont de l'agacer . Il déteste devoir se tenir à un horaire ou à un rendez-vous, tiens-en compte . Que pourrais-je te dire d'autres ? Qu'il aime la douceur, la tendresse, mais qu'il sait aussi être impulsif & spontané par moment ? Qu'il est sublime mais qu'il ne l'avouera jamais, parce qu'il est bien trop modeste pour cela ? Qu'il adore s'allonger & qu'on passe ses mains délicatement sur son dos, de haut en bas ? Devrais-je te dire à quel point ses yeux s'illuminent quand il entend un "je t'aime" ? Devrais-je t'expliquer pourquoi il n'aime pas qu'on parle de certaines personnes ? Devrais-je t'expliquer ce que signifie la phrase "sauvez-nous" pour lui & moi ? Devrais- je te dénombrer le nombre de fois où nous nous sommes embrassés ? Devrais-je te dire quel endroit il préfère dans Lyon ? Devrais-je te dire combien de fois il m'a dit qu'il m'aimais comme il n'avait jamais aimé auparavant ? Devrais-je te compter le nombre de fois où il a effleuré ma peau ? Oui, devrais-je te livrer tous ses secrets ou dois-je me battre ? Est-ce qu'il faut que je renonce ou que je continue, contre sa volonté, contre la tienne, contre celle de mon nouvel amoureux & contre celle d'à peu près tout notre cercle d'amis ? Est-ce qu'il te semble juste que je veuille me battre pour l'homme que j'ai aimé comme une folle & que j'aime encore maintenant ? Doit-on continuer à poursuivre l'amour alors que tout nous dit le contraire ? Est-ce fou d'écrire ces lignes ? Suis-je folle de t'accuser d'avoir volé ce qui m'appartenait ? Je ne sais pas . Je ne peux pas te dire . Je ne sais pas s'il m'est possible une seconde d'imaginer accepter, ne serait-ce que l'idée qu'il puisse ne plus être à moi . L'idée horrible qu'une autre va l'embrasser, le toucher.. Le cauchemar de l'imaginer te répéter tous ces mots qu'il m'a dit dans le creux de l'oreille dans son appartement . Je ne veux pas penser à tous les bons moments qu'il va te faire vivre, à toutes les soirées auxquelles vous irez ensemble, main dans la main . Je ne veux pas penser non plus à tous vos rires, à votre complicité qui va s'installer peu à peu avec un naturel incroyable, aux conversations passionnante que vous allez avoir ensemble . Je ne peux imaginer que tout ce bonheur soit déjà derrière moi, ce bonheur qui m'appartenait il ya si peu . Alors vas-y, même si cela me transperce le c½ur de te dire cela vas-y, profite de lui, a fond, vois-le, dis lui & fais-lui tout ce que tu veux, vous ne vous aimerez jamais autant que nous nous aimions .
Laura .
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# Enviado em Quinta 10 Dezembro 2009 13:35

Modificado em Quinta 10 Dezembro 2009 14:35

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Parceque je n'arrêterai jamais . Non jamais . Je ne pourrais jamais cesser d'y croire . 1 an & des poussieres que tu m'as transpersé le coeur avec tes yeux doux & ta bouille d'ange . 1 an & demi que je me couche & me lève en pensant à toi . Juste toi, rien que sa . J'aimerais que tu sois encore là pour moi, à n'importe quel moment, comme avant . J'aimerais encore me réveiller à tes côtés . J'aimerais encore faire des journées misanthropes avec toi . J'aimerais encore faire des soirées débiles avec toi . J'aimerais encore doubler les vieilles séries qui passent à la télévision avec toi . J'aimerais encore me bourrer la gueule en 7 minutes chrono avant d'aller en soirée avec toi & les autres . J'aimerais encore manger de tes mini muffins au chocolat . J'aimerais encore danser avec toi au bord du comas éthilique . J'aimerais encore que tu me parles de Voltaire comme d'un de tes amis . J'aimerais encore te voir allongé sur ton lit, les yeux fermés, défoncé chantant du Bob Marley . Oh oui que j'aimerais retrouver tout cela . Des bouts de bonheur . Un putain de bonheur sans limite . Authentique . Simple . Jouissif . Je veux t'avoir comme avant putain . Tu me manques tellement . Et chacune de nos rencontres sont semblables, des regardes furtifs, une vague embrassade polie & nous filons chacun de notre côté, comme si nous avions peur de nous affronter . Comme si nous avions peur de nous heurter au présent . Ce présent qui nous a tellement éloigné . Je vois tes nouvelles conquêtes, tu vois les miennes, & cela semble nous faire aucun effet exterieur, comme si nous ne nous connaissions plus . Comme si un malin génie avait gommé notre histoire . Bien que passive à l'exterieur je bouillone de l'intérieur . J'aurai envie de tuer cette blonde . Te voir avec elle est un horrible supplice . Elle croit déjà te posséder . Ah la bonne blague l'amie ! Tu ne possedes rien vois-tu, tu t'allonges aussi vite qu'une catin, d'ailleurs tu n'es qu'une catin, une vague inconnue qu'il jettera dans moins d'un mois, je l'espere .
Laura .
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# Enviado em Segunda 07 Dezembro 2009 14:43

Modificado em Quinta 10 Dezembro 2009 14:34

Savin' me .

11 octobre 2009, 13h18 .
Je rentre tout juste d'une soirée, c'était plaisant, nous avons bien rigolé, bu, parler, danser & ainsi de suite jusqu'au petit matin avec toutes les personnes présentes. Encore une soirée durant laquelle je me suis "amusé" du mieux que j'ai pu, pour ne pas penser à toi & à ce que j'apellerais notre "secret" . Oui, car c'est un petit peu cela désormais, je suis ton secret & tu es le mien . Amis le jour, amants le soir . Notre relation - si je puis l'appeler ainsi - est une poubelle à passion, une chose dans laquelle tout se mélange, aucune distinction de sentiment ni de mots sur les choses, nous sommes bien ensemble & en profitons, en dépit de tous les problemes qu'il y a autour de nous & en dépit de l'enorme scandale que cette relation ferait si elle venait à s'ébruiter . Il est évident que je ne suis pas indifférente à toi depuis bien longtemps, depuis ce fameux jour de mai où tu m'as pris dans tes bras pour me consoler rien n'est plus pareil. Il est bien sûr évident que notre relation a toujours été ambigüe & qu'elle a déjà suscité d'innombrables rumeurs au lycée . Nous avons pourtant toujours démenti, soutenant mordicus qu'il ne se passerait jamais rien, que notre relation était purement amicale & qu'elles le resterait [..] jusqu'à samedi dernier où nous avons laisser libre cours à ce que nous ressentions vraiment. Ce n'était pas une nuit comme cela, non, ce n'était pas une de ces nuits de folie sexuelle que l'on s'empresse de raconter à ses copines le lendemain au téléphone & desquelles on se souvient comme d'un "bon souvenir sulfureux" puis qu'on oublie avec le temps. Non, ce n'était rien de tout cela . C'était vrai, authentique, c'était , indescriptiblement romantique & beau. C'était , bien sûr, la barriere que nous franchissions, l'interdit que nous transgressions, mais c'était aussi & surtout la reconnaissance de notre affection mutuelle, c'était l'abandon au désir qui nous trottait dans la tête depuis si longtemps .. C'était naturellement parfait . C'était un je ne sais quoi ambiant dans ton appartement, cette musique, ton sourire & puis ton odeur si douce qui me montait à la tête, c'était notre complicité dans toute sa splendeur, une affinité incroyable, sans un mot ou presque, la compréhension intégrale & mutuelle de deux êtres pleinement conscients de leur attachement respectif. Mais - car évidemment il y a un mais - la nuit s'est terminée & le matin est venu perturbé notre douce idylle de la veille au soir, le matin nous a rappelé à notre devoir, toi, l'incroyable mec populaire & séducteur, moi, l'incroyable copine marrante, et nous sommes alors retombé dans ce néant d'amitié auquel tout le monde s'est habitué & dans lequel nous nous étions - sans même nous en rendre compte - enfermés depuis que nous nous connaissons. Le dimanche s'est écoulé & rapidement le lundi matin est arrivé . . Cette matinée que je redoutais tant. Je suis arrivé, comme toujours avec J. au lycée & là je t'ai vu, mes cheveux étaient coiffés de sorte qu'on voit le moins possible mon cou, lequel ayant été marqué par tes lèvres durant la nuit du samedi. J'arrive donc & je te croise, au milieu de ta bande d'amis . .J. & moi nous arretons, un bref bonjour puis je pretexte un besoin d'aller au toilettes, je file donc jusqu'à notre étage, je rentre dans notre salle de cours, m'assois, tu arrives, sans même me regarder, & t'assois à côté de moi, je sens alors ton doux parfum j'ai du mal à ne pas craquer, toute la nuit de samedi me revient alors en tête, comme un film auquel j'assisterais, impuissante . Le cours de philosophie commence comme tous les lundis, pourtant je ne pense qu'à toi, nous nous echangeons des regards furtifs, mais très vite tu sens en moi une sorte de gêne & m'écrit de doux mots sur mon bureau, auxquels je ne reste pas insensible . Et toute la journée se déroula de cette manière, une horrible fuite. Voilà une semaine précisemment que cela s'est passé, & tu me dis déjà que je te manque, ce à quoi je ne peux répondre, consciente que ce jeu devient dangereux . Tu m'envoies d'innombrables signaux & réciproquement, je coiffe mes cheveux comme tu aimes que je le fasse, consciente que cela ne te laissera pas insensible, & chacun de tes compliments qui peuvent sembler annodins pour les autres représentent en réalité beaucoup plus que cela puisqu'ils sont l'expression d'un besoin, d'un désir incessant. Je ne saurais dire comment cette histoire se terminera, si elle se termine un jour, car nous avons franchis le pas du désir & sommes désormais en manque l'un de l'autre, pourtant conscient qu'une relation officielle est impensable, comte tenu de nos réputations respectives & du regard que nos amis aurait sur cette derniere. Malgré l'interdit, malgré les difficultés, malgré le fait que ce qu'on a fait peut etre jugé comme "mal", malgré le fait que je sois censé être amoureuse d'un autre que toi & malgré les centaines d'autres raisons qui seraient censé nous éloignés l'un de l'autre, je sens un besoin irrepressible de connaitre d'autres soirées/nuits comme celles que nous avons déjà partagé ensemble sans arriver pourtant à mettre un mot sur les sentiments que j'epprouve à ton égard .
Laura .
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# Enviado em Domingo 11 Outubro 2009 08:02

Modificado em Quinta 10 Dezembro 2009 14:34

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# Enviado em Quarta 06 Maio 2009 08:18

Damien Rice & Ray Lamontagne - To love somebody

Je viens de sortir d'une soirée, je suis désormais chez moi, dans ma baignoire, je ne sais même pas quelle heure il est, il n'y a pas un bruit dans la maison, ormis celui de cette douce musique, l'heure est à la reflexion. Je me regarde dans le miroir qui est face à moi & j'ai du mal à croire que le reflet que je vois soit celui de ma personne. J'ai du mal à croire que je sois devenu cette fille, ce genre de fille. Bientôt deux mois que tu t'en es allé & le temps n'y fait rien. J'aimerais crier mon indignation, ma douleur, mais ma gorge reste nouée, je souffre donc en silence & je me repasse inlassablement cet appel qui a changé ma vie, je parle de l'annonce de ta mort mon amour, je me repasse la scène en tête comme pour en comprendre le sens. Il est impossible d'exprimer ce que cet appel a provoqué en moi, imaginez-vous qu'un camion vous roule dessus à plusieurs reprises, et vous serez encore loin, très loin, de ce que je peux ressentir. Depuis le 26 avril je ne suis donc plus qu'une épave, un déchet, un zombie, une pauvre fille qui se morfond sur elle-même, qui s'ennivre de tout ce qu'elle trouve pour oublier, ne serait-ce qu'une heure ou deux, le mal qui la ronge. Je fume de plus en plus, je bois quasiment tous les jours depuis ton décès, je prends toutes sortes de cachets, je me retrouve dans des états proche du comas, tout sa dans l'unique but de me bousiller car je ne suis rien sans toi, je ne sais pas vivre sans ta présence, et la sensation de manque me pourrit de l'intérieur & m'affaiblit de jour en jour.
Je ne souhaite à personne ce qui m'arrive, l'impression de perdre les pédales par moment, de devenir fou, de penser qu'on ne s'en sortira plus jamais sans l'être cher, l'impression que la vie n'est qu'une salope, que plus rien ne vaut la peine même pas sa propre existence, l'horrible douleur qu'on ressent près du coeur dès qu'on pense à cette personne, le mal que cela nous cause quand une chanson passe, quand un souvenir vous revient, quand vous composez le numero de la personne pour lui parler, comme avant, sans realiser qu'elle est décédée, le choc que vous ressentez quand vous le realisez & l'immonde sentiment de haine que vous éprouvez de ne pas être mort en même temps que l'être cher.
Depuis l'horrible dimanche de ta disparition je me répète constamment que je vais me reveiller, que tu n'es pas au cimetière, que cet accident n'a jamais eu lieu, que je vais bientôt te retrouver, comme avant, comme depuis les six derniere années passées ensemble. Tu me manques tellement, j'avais encore tellement de choses à te dire . Je te ressens dans chacun de mes soupirs, dans chacune de mes paroles, dans chaque mouvement que je fais, dans chaque chose que je reussis, je me lève en pensant à toi & je me couche avec la même pensée. Je m'imagine parfois ton corps, ton pauvre corps froid & je vomis. Je me reveille souvent la nuit en criant ton nom, j'ai l'impression d'être à ta place dans la voiture puis je me reveille en sursaut comme si toi & moi nous ne faisions qu'un. Je ne vis plus que pour toi, si tu savais comme tout le monde te pleure ici, c'est affreux le vide que tu as laissé en nous.
J'aurai aimé que tu lises toutes ces phrases, j'aurai tellement aimé que tu ne prennes pas le volant cette putain de nuit .

# Enviado em Quarta 17 Junho 2009 15:20